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Objectifs 2010

- Mars : Trail des poilus - 45km

- Avril : Marathon de Paris - 42km

- Mai : Trail des monts Aurelien - 42km et 2500 D+

- Juin : Trail de l'île d'Yeu - 45 km

- Juillet : Marathon du Mont Blanc - 42km et  2500m D+

- Août : la CCC - environ 98km et 5600m D+

- Septembre : Raid du Bassin Minier

- Octobre : plus de place pour les templiers ??

- Décembre : La SaintéLyon - 68km et 1300m D+

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Prochains objectifs

 

Régler mes comptes sur 10km.

 

3 octobre : 10 km de Montigny en gohelle ? pas encore sur !

 

5 décembre : Saintélyon 68km D+1500

Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 22:35

 

terrils.jpg A croire que je suis abonné aux déluges. Tout comme sur la CCC, ce dimanche ça a été temps de merde pour tout le monde. De l’eau qui tombe du ciel par sceaux. De l’eau sur les chemins par piscines. Heureusement qu’après la course, je ne suis pas obligé de boire de l’eau et que j’ai le droit à une petite Leffe !

 

Par cette matinée pluvieuse et froide, je rejoins deux éminents membres de la NBTM : Seb et Nico. Au programme 23km (22 au GPS) et 4 terrils à gravir. Après une grosse demi heure d’échauffement, je m’émisse discrètement dans le peloton car je n’ai pas de dossard.

 

Après les bonnes sensations de la semaine dernière, je vais essayer de partir un peu plus vite. Premier km en 3’58. Je réussi à maintenir un bon rythme (12,5 et 13km/h) pendant une bonne partie de la course (sauf pour les ascensions bien-sur). Les chemins sont extrêmement gras. Au  début, on évite les flaques d’eau et les mares de boue. On les contourne. Après 10 bornes, on met le pied dedans. Sale pour sale, mouillé pour mouillé. Avec toute cette boue, on va avoir une vrai peau de bébé !

Au 18ème km, je sens que l’on me pince les fesses. Signe de reconnaissance d’un NBTM qui en rattrape un autre. C’est Seb qui me dépose. A partir de ce moment là, avec les isquiaux dures et un petit coup au moral, je penne à maintenir un pauvre 11,5km/h sur la fin du parcours.

 

Au regard des conditions météo et de ma fraîche reprise, je me contente de mes 1h55 (11,5km/h). Une bonne matinée de course qui s’achève autour d’une bonne bière.

 

Maintenant, je range mais brooks. Place à la vitesse et au macadam.

Mercredi, je vais faire mon premier entraînement avec les gars de Liévin. Ca va piquer !

Par Marco
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 21:41

Je tenais à féliciter Fabrice et Cécile pour l'exploit qu'ils viennent de réaliser à Milau.

 

cecile100km.jpg   fab.jpg

 

Cécile termine 5ème fémine en 10h04.

Fabrice termine 13ème en 8h27.

 

Ce parcours de 100km compte plus de 1000m de dénivelé positif ce qui ajoute du prestige à la performance qu'ils viennent d'accomplir.

Je suis admiratif. Ce sont vraiment de grands champions !

Par Marco
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 12:27

Après plus 3 semaines d’inactivité, j’ai enfin remis les baskets. Bon ok, c’était sympa de faire le supporter pour les potes sur le semi de Lille ou sur le trail de la cote d’opale mais là ça commencé vraiment à me démanger.

 

Samedi dernier, j’ai donc chaussé mes Mizunos pour aller me tester. Après 30 min de footing, aucune douleur, l’heure était venue de reprendre du service.

 

Dimanche, 7h30, le réveille sonne. Pfff !!! je me suis couché il y a à peine 3h, c’est dur. Je me déplie péniblement de mon couchage, qui n’est en fait une simple couverture posée à même le sol. C’est donc les yeux encore collés par cette courte nuit que je prends la direction des terrils jumeaux de loos. C’est ma première participation à ce trail de 15km pour 500m de D+. Une vrai petite course de montagne …Mais autant dire que je jouais à domicile car la base 11/19 fut pendant près de 2 mois mon terrain de jeu dans ma préparation pour la CCC.

 

L’ancien carreau de fosse, rénové, reconverti en pole d’innovation et de développement mais aussi en base culturelle propose un cadre très accueillant. Un nombre raisonnable de participants et une zone de départ bien décorée offre une atmosphère très conviviale !

 

Une fois le dossard 102 retiré, je pars pour 30min d’échauffement en compagnie de Tomtom Je croise Lulu et sa joyeuse bande pour une petite photo ! Sur la ligne de départ, nous retrouvons Yubby, qui était resté sur sa faim après le trail de la côte d’opale, ainsi que Thibault.

 

Pour connaître le parcours, je savais qu’il ne fallait pas trop traîner dans les premiers km au risque de se retrouver bloqué lors de la première ascension. C’est donc en 4’00 que je boucle le premier km. Je gère le reste de la course, je reste prudent en marchant dans le montée et en envoyant un peu dans les descentes. Il faut quand même déplorer quelques minutes de perdues avec une chute avant la fin du premier tour (il faut que j’arrête de prendre Cécile en exemple) et un arrêt pour refaire les lacets (erreur de benjamin) dans le second tour. Je fini vraiment frais et m’offre le luxe de boucler le dernier km à 13.5km/h.

Je termine en 1h21 pour une très honorable 41ème place.

 

Après une petit footing de récup avec une tribut de Z, nous avons attendu la remise de récompense de Tomtom qui fini 3ème du 15km avant de rejoindre nos tanières respectives.

 

Je suis satisfait, la forme est là et aucune douleur n’est venu assombrir cette matinée de reprise !

La sieste de 2h fut vraiment salutaire !

 

En route pour de nouvelles aventures. Je participerai certainement à la course des terrils de Raismes puis je me consacre au macadam pour établir des vrais temps de référence sur 10km et semi !!

Par Marco
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 20:56

IMGP6043L’UTMB c’est le sommet mondial du trail : ce devait être le rendez-vous de l’année, une grande fête !

Ce fut en fait un déluge, d’eau mais aussi de déception et d’amertume.

 

Dès le début de la semaine, les prévisions météorologiques nous annonçaient des conditions difficiles. Plus la semaine avançait et plus les estimations convergeaient.

Equipe choc pour se rendre à Chamonix ce mercredi : Yub’s family (Cécile et Matthieu), Nico (Watt), Alexy (Doudou), Steph, Philippe et votre serviteur. Watt et Alex ne sont pas inscrit sur une course et sont venus en supporters.

Pendant le trajet, j’apprends qu’un collant et une seconde frontale sont obligatoires.

Heureusement, je suis allé en chercher une nouvelle lampe samedi ! Pour le collant (attention les filles pas un legging !!), j’emprunterai celui de doudou.

Arrivés vers 17h30. Nous retrouvons le chalet que nous avons occupé lors du marathon du mont blanc et qui sert déjà depuis un certain temps de base arrière à l’armée des Ztrailers. Et oui, on peut parler d’une armée car près de 25 Z trailers sont engagés dans les différentes courses du week-end.

 

IMGP6064 

  Au programme du jeudi : Repos et retrait du dossard (6695). Zybo (Ztrailers exilé du côté de Grenoble) et Mitch (champion régional du trail) sont passés nous saluer. En fin de journée, nous avons récupéré Alex et watt partis randonner à la journée. Nico nous revient avec un doigt de pied en moins. On a tellement laissé traîner la journée que nous avons failli oublier de faire des courses et d’acheter du pain.

 

 

 

IMGP6131Vendredi matin vers 3h00, nous avons même reçu le texto suivant : «  Attention météo prévue pluie vent froid Prévoyez le matériel nécessaire »

 

Avec Philippe, Steph, vers 6h45, nous prenons place dans le fond du bus comme les mauvais élèves !

Philippe vérifie la météo sur son téléphone. Et si nous avions du beau temps ? Arrivés vers 8h à la patinoire de Courmayeur, nous avons environ 2h à tuer avant le départ.

Encore un coup d’œil sur la météo. Le beau temps semble au rendez-vous. Je décide de délester mon sac de mon tee shirt manche longue. Grave Erreur.

 

A 9h, nous nous mettons en route vers le départ. Nous attendons sous une arche dans la zone de départ lorsque la pluie fait son apparition. D’abord fine puis un peu plus dense. Je sors ma veste de pluie (1ère fois – comptez bien car j’ai eu l’impression de passer mon temps à la mettre et l’enlever pendant 17h)

 

            La musique de Christophe Colomb est lancé et à 10h le départ est donné … sous la pluie. On m’avait décrit le départ comme un moment intense mais je n’ai pas ressenti les émotions et les frissons que j’ai connus sur le départ des templiers.

 

            C’est parti pour quelques km de macadam qui doivent permettre d’étirer un peu le peloton.

Je croise David (que j’ai rencontré sur la course des templiers 2009) puis Pierre-marie (avec qui j’ai fait 2 sorties en préparation). Après 30 minutes de course, il fait une chaleur de bête dans cette veste. Je m’arrête pour remettre ma veste mouillée dans mon sac. On attaque enfin la montée vers le refuge de Bertone. Il y a beaucoup de monde. La horde de trailers s’étire dans une file dont je n’arrive pas à distinguer les extrémités. Philippe est quelques mètres devant moi. L’allure n’est vraiment pas soutenue mais rien à faire impossible de doubler. Plus on grimpe et plus le vent se lève. Je commence à me refroidir. Et hop je ressort la gore tex (2).

Je passe au refuge de Bertone en 2h01. Je bois un coca puis un fond de thé chaud et je me remets en route vers la tête de la tronche. Je fais l’ascension avec Philippe. Toujours cette file ininterrompue de trailers en transhumance sur la crête de la montagne. Le vent se fait plus violent. Je mets la capuche. On arrive au sommet – Tête de la tronche 2584m - en 3h06 de course après 1400m d’ascension. Je décide de m’arrêter pour sortir quelques barres, les manchons et remplacer la casquette par le buff. Je regarde mon téléphone qui a sonné une bonne dizaine de fois pendant l’ascension. Plein de SMS d’encouragement, ça fait plaisir ! Je me remets en route et après 5 minutes au moment de basculer dans la descente sur l’autre versant, le soleil nous accueille. Le soleil fait un bien fou. Je m’arrête de nouveau pour enlever la gore tex, le buff, je sors la casquette et … les lunettes de soleils. La descente vers le refuge de Bonatti est légèrement grasse ce qui me vaut une petite chute sans gravité. Je ressens quelques douleurs au genou droit (Des restes de ma chute).

 

            Au ravitaillement, je vérifie le niveau de ma poche à eau. Je n’ai quasiment rien bu. Un peu normal avec ce temps, mais il faut que je m’hydrate tout de même. Je perds de vue Philippe à la sortie du ravitaillement. Direction Aruva et le premier gros ravitaillement. Pendant la descente un coureur derrière moi me fait un cours de géographie sur le massif du mont blanc. J’ai pas retenu grand chose, j’étais concentrer sur mes pieds. Au ravitaillement d’Aruva (4h56 de course), premier vrai repas : soupe, pain, fromage, saucisson, un verre de coca puis un morceau de banane. Je complète ma poche à eau puis je repart.

Devant moi s’élève le grand col ferret 4 km mais D+800m. J’emmène dans mon sillage Pierre-Marie que j’ai retrouvé à la sortie du ravitaillement. J’ai mis le petit braquet et je monte au train, ce qui ne m’empêche pas de dépasser une bonne 30 de coureurs.  Nous avons alors un magnifique point de vue sur le mont blanc et sur la vallée. A l’arrivée au sommet 2537m après 1h30 de grimpette (6h22 de course). Nous devons faire la queue pour le contrôle car il y a un problème avec le matériel. Le vent souffle fort et comme j’ai décidé de ne pas courir la descente en raison de ma douleur au genou, je ressors ma veste (3). Encore quelques textos dont Arnaud qui ne doit pas bosser beaucoup et qui suit la course en direct. Je prends quelques secondes pour lui répondre. Tous les coureurs que j’avais doublé dans la montée me passent dans la descente. C’est rageant !!! Arrivée à La Peule, juste e quoi faire le point en eau, je range ma veste. Un drapeau suisse nous indique, le changement de pays. Petite pensée pour Céline mais pas de réseau pour passer un coup de fils. Je reprends la descente direction La Fouly. Je croise Zybo accompagné de …Maëlys J Quelques encouragements qui font bien plaisir. Philippe a un petit 10 minutes d’avances. A partir de ce moment là, beaucoup de macadam pour rejoindre le ravitaillement de la Fouly. Ca fait maintenant 7h45 que je cours et j’ai réalisé 41km. Pas de douleur musculaire ! Second repas de la journée : exactement identique au précédent. Je prends un dolipranne et ma première dose d’arnica. Mon objectif est de réduire au maximum le temps que je passe au ravitaillement.  bilan : 15min.

 

Au moment de repartir, la pluie refait son apparition. Je ressors la veste qui n’a pas vraiment eu le temps de sécher (4). Il reste encore quelques km de descente avant d’attaquer la montée vers champex. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir fait l’essentiel des 9 km sur macadam (je n’ai d’ailleurs même pas regardé le paysage, je ne pensai qu’à ce putain de macadam) la plupart du temps en marchant. Les rares moments où j’ai cherché à courir cela a eu pour effet d’accentuer les douleurs au genou. J’ai encore perdu une bonne 30aine de places depuis la Fouly. Il pleut toujours et de plus en plus en fort. Ma veste perce … merde !!!

 

Enfin, l’arrivée au pied de l’ascension vers Champex. (je préfère vraiment les montées aux descentes). Je croise Zybo et Maëlys qui m’annoncent que David est juste devant.  300m de dénivelé positif que je fais au pas de charge.  Je rattrape puis dépasse David dans l’ascension. Je reprends les places que j’ai perdues dans la descente. Arrivé à champex après 10h03 de course, nous sommes au km 51. Il fait une chaleur étouffante dans la tente. C’est le plus gros ravitaillement de la course. Il y a un mode fou. Je me découvre, enlève ma veste et mon tee-shirt. Je regrette de ne pas avoir une tee-shirt de rechange. Beaucoup de coureurs ont de la famille ou des amis qui amènent des vêtements secs. 3ème repas de la journée : toujours identique avec cette fois ci, un yaourt en plus. Je prends ma dose de médicament (dolipranne et arnica). Je remets mes vêtements mouillés (5). Philippe a eu la gentillesse de m’attendre un peu.  On ne court pas longtemps ensemble. Je pars plus vite que lui. On traverse la ville. J’en profite pour passer un petit coup de fil à Moman, histoire de la rassurer un peu. Je me décide à brancher mon MP3 pour me donner un peu de cœur à l’ouvrage.  

 

La montée vers Bovine est certainement la plus difficile de la course. Beaucoup de très grosses marches, 2 ou 3 torrents à traverser et toujours cette pluie qui ne cesse de tomber. Je fais la quasi totalité de l’ascension seul, je dépasse une vingtaine de coureurs qui sont quasiment à l’arrêt. Pendant la montée, lors d’une accalmie, la pleine lune accompagnée d’un gros nuage m’offre une vue magnifique. Image digne d’un film d’épouvante, pas de loup garou, jusque marco, seul, détrempé dans la montagne ! Après 2h30 d’ascension, j’arrive au ravitaillement qui se trouve au sommet. Dès mon arrivée, on m’annonce que l’UTMB a été arrêté en raison des conditions météorologiques. Je pense à Yub et Cécile, ils doivent être amer. Dans la tente médicale, j’aperçois un gars sous des couvertures en train d’essayer de se réchauffer. Les secouristes utilisent les couvertures de survie pour protéger les coureurs. Ils découpent la couverture et la mettent directement à même la peau en espérant que cela retienne la chaleur. Les conditions de course sont vraiment exécrables et beaucoup de coureurs en souffrent. Je bois un thé, prend une dose d’arnica et je me sauve.

 

            La première partie de la descente vers trient nous offre un magnifique point de vue sur une vallée illuminée. Pendant la course j’ai pensé à Chamonix mais en vérifiant avec une carte je me rends compte qu’il s’agit de la ville de Martigny. Pendant la seconde partie de la descente, nous rencontrons un épais brouillard qui nous permet de voir à peine à 2m. La fin de la descente est très boueuse et très glissante. En fait depuis le départ de Champex, nous pataugeons dans la gadoue et ça n’a rien à envier au trail des poilus de Jacky ! j’arrive au ravitaillement de Trient, il est minuit. Il pleut toujours et pourtant, il y a quelques supports présents dont Zybo qui attend David. 4ème repas de la journée : toujours identique. Comme je n’ai pas trop de douleur avec le genou, je me passe du doliprane. J’avale ma dose d’arnica. Au moment de repartir, je vois david. Je lui propose de repartir ensemble. Il préfère attendre son pote qui semble en mauvais état. Je trace ma route.

 

            Direction Catogne. 4ème difficulté de la course 5km D+700. La première partie de la montée est douce et régulière à l’abris sous les sapins. Malheureusement, dès que je quitte le sous-bois, je me prends de plein fouet une pluie drue et un vent violent. La fin de l’ascension est une vrai galère. Je commence vraiment à avoir froid. Je passe le pointage, il est 1h48, j’en profite pour prendre un thé. Les coureurs sont regroupés dans une minuscule tente, beaucoup grelottes. Ca sent le sapin ici !

 

            Je décide faire la descente en trottinant, tant pis pour mon genou, il faut que je me réchauffe. La boue ruisselle dans pente, je piétine dedans. Je manque un peu de lucidité et me cogne plusieurs fois les doigts de pieds sur des pierres. Je sens battre mon cœur dans mes doigts de pied, ça fait un mal de chien. A coup sur les orteils sont en train de sauter. Je termine la descente en marchant. J’aperçois le ravitaillement de Vallorcine mais je mets une éternité pour l’atteindre. J’entre dans la tente, il est environ 3h du matin. Il y a un monde fou. Je croise David qui est arrivé quelques minutes avant moi. Il attend Zybo qui doit lui apporter du change. Je commence à me restaurer. On m’annonce alors que la course est neutralisée en raison des conditions météorologiques dangereuses à la tête au vent. Encore quelques minutes, puis l’annonce tombe tel un coup de massue sur le peloton : La course est arrêtée. Fin de l’aventure …

L’incompréhension est grande chez les coureurs. Comment les conditions peuvent être pire que ce que nous avons déjà traverser ? On apprendra le lendemain que des secouristes ont retrouvé un participant sous la grêle, tétanisé sur ses bâtons, en hypoglycémie et en hypothermie – il avait perdu 2°C.  

La fin de la nuit est anecdotique et sans vraiment d’importance.

 

L’arrêt de la CCC et de l’UTMB, l’annulation de la PTL seront les uniques sujets de discussion du samedi.

Pourquoi donner le départ de l’UTMB pour arrêter la course au bout de 30km ? Pourquoi un parcours de repli n’était pas prévu en cas d’intempérie ? Beaucoup de question qui resteront sans réponse ?

 

Comme pour conjurer le sort, le samedi après midi, je suis allé faire la dernière partie du parcours avec Yub, Cécile, Alex et Philou. 15km D+700 en 4h. Comme il faut bien trouver un peu de consolation, je me dit que faire cette ascension de jour et sous un relatif beau temps a certainement beaucoup plus de charme qu’en pleine nuit sous la pluie. Les jambes sont lourdes et raides, les releveurs me font un mal de chien mais je suis heureux d’avoir terminé ce parcours. Je ne serai pas déclaré comme finisher mais je sais au fond de moi avoir bouclé les 98km et 5600 de dénivelé positif.   

Je suis satisfait de ce week-end pour la course mais déçu de ne pas pouvoir partager ce moment avec les autres coureurs …

 

"La montagne n'est ni juste, ni injuste. Elle est dangereuse " Reinhold Messner

Par Marco
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 14:22

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Par Marco
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